Dimanche 2 novembre 2008

 



 


Dans le hall rouge de L' Autre Canal l'excitation frétillante du public est palpable. La jeunesse rock' n ' roll nancéenne est de sortie; chemises à carreaux et slims sont à l'honneur. Le public reste tout de même assez varié. Certains déjà attendent assis devant les portes de la salle, bien décidés à ne rater aucunes miettes du concert.


21h. La première partie arrive vivement sur scène. « On est les Naive New Beaters et j'allume la guirlande de ta sœur ! » scande le chanteur portant un étrange collier sur la tête. Ces trois personnages loufoques, presque saugrenus, réalisent un show dément surprenant la majeure partie du public. Leur délicieux mélange pop/rap/électro ne laisse pas indifférent et on commence d'ors et déjà à s'agiter. La personnalité atypique du chanteur aux allures farfelues est rapidement aimée et donne une âme insolite au groupe. En tournée avec les Kills sur sept dates, les NNBS se font progressivement connaître. - à surveiller -

21h50. L'impatience se fait ressentir au devant de la scène. On se pousse, on s'agite doucement, on tente de garder un espace vital correct. Dix minutes plus tard, les lumières s'éteignent, les cris vrombissent: ils sont là. Imposants. Impressionnants. On a presque du mal à le croire. The Kills, en chair et en os.

Les premières notes de URA Fever se font entendre et aussitôt le public réagit. Jamie empoigne férocement sa guitare avec une grâce incomparable. Son perfecto trépide sur ce corps agité. Les cordes de sa guitare tremblent sous ses doigts athlétiques. Cet animal indompté vomit un son propre aux Kills, ce son délibérément crade que l'on aime tant. Les titres s'enchaînent, en vrac: « Tape Song », « Cheap and Cheerful », le remarquable « Last Day Of Magic » ou encore le doux et magnifique « Black Balloon »...

Jamie à notre gauche et Alison sur notre droite. Cette américaine hors du commun nous éblouie tous et toutes. Un style d'une singularité surprenante, une allure à vous couper le souffle. Elle est là, devant nous; et parcoure la salle de son regard malicieux empreint d'une agréable affection. Sa voix séduisante s'insinue jusqu'au fond de notre tête, traverse les pogos incessant et enivre la salle. On voudrait l'écouter toute la nuit, sans interruption. Ses longs cheveux noirs sur le visage, elle s'arrête un instant, allume une cigarette puis contemple à nouveau le public. Provocante à souhait, élégante comme il faut, Alison Mosshart alias VV repart dans une transe faramineuse.

La musique les possède ou ils possèdent la musique, peu importe. On ne ressort pas indemne d'un concert comme celui-ci.


L.B




Http://myspace.com/naivenewbeaters

Http://myspace.com/thekills



Publié dans : critiques - Par Funk You Dear
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Retour à l'accueil
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus